Témoignages d’anciens étudiants de la BCPST de Malherbe
Ces deux années de prépa ont certainement été pour moi les plus intenses en apprentissage jusqu’ici, et cela m’a permis d’acquérir rapidement de bonnes méthodes de travail et de la rigueur. Je suis arrivée sans objectif précis, si ce n’est de travailler sérieusement pour au final toujours avoir le choix et ne rien regretter. J’ai très vite vu que cette prépa offrait de nombreuses possibilités en termes de poursuites d’études ce qui m’a rassurée et m’a poussée à travailler, bien que le rythme soit assez difficile à tenir (colles deux fois par semaine !). Par ailleurs, je pense qu’être à l’internat est un véritable avantage pour ce qui est de l’organisation et aussi pour la bonne ambiance et la solidarité entre étudiants. En tout cas cela m’a permis d’avoir au final un bon souvenir de la prépa même si certains moments ont été difficiles.
Léna T.,
qui a intégré l’Institut Agro de Montpellier
Après avoir fait 3 ans de prépa BCPST au Lycée Malherbe (5/2), j’ai intégré l’école de mes rêves ! On ne cesse de répéter que ce sont des années difficiles, où il faut donner tout le temps dont nous disposons pour travailler, et c’est vrai. C’est un investissement très important en temps. Il faut être motivé pour surmonter les moments compliqués mais ça vaut véritablement le coup ! Avec le recul, je trouve que c’est une chance de faire une prépa BCPST car les enseignements sont variés, ce qui permet de s’ouvrir à plein de sujets scientifiques et à plein de formations professionnelles que je ne soupçonnais même pas.
La prépa à Malherbe c’est aussi l’occasion de rencontrer de superbes personnes et de créer de belles amitiés parce que la compétition est inexistante !
Ema C. (5/2),
qui a intégré l’école vétérinaire de Nantes (ONIRIS).
Mes deux années en prépa BCPST ont été à peu près comme je m’y attendais. C’est très fatigant, mentalement à cause du stress permanent, et physiquement à cause des grosses journées où on enchaîne les cours, les colles et le travail personnel en rentrant chez soi, et des DS du samedi matin.
Etre très bien organisé permet non seulement de caser quelques créneaux d’activités hors prépa mais aussi de canaliser le stress ; or à quelques semaines des concours, c’est utile de savoir canaliser le stress. C’est très important de travailler efficacement pour travailler moins longtemps, ça permet de se coucher plus tôt, de faire du sport, etc. Personnellement, je privilégiais les nuits complètes et le sport au travail nocturne prolongé.
Même si j’étais vraiment (vraiment) heureuse d’en avoir fini avec la BCPST, je ne regrette pas d’être passée par cette voie puisque l’on étudie plein de choses différentes et que l’on nous pousse au maximum de nos capacités.
Jeanne G.,
qui a intégré AgroParisTech.
La BCPST est de mon point de vue une formation exigeante en cela qu’elle nécessite un investissement important pendant 2 à 3 ans. J’y ai acquis de solides méthodes de travail ainsi qu’une bonne culture scientifique. En particulier, les programmes denses en maths et physique-chimie permettent de suivre correctement les cours de sciences de l’ingénieur dispensés en école d’agro (les gens venant de la fac/IUT ont plus de mal).
J’ai personnellement toujours eu beaucoup de mal à rentrer dans le moule de la prépa et à travailler de longues heures le soir et le week-end mais malgré cela je ne regrette pas d’avoir choisi cette formation. Même s’il y a beaucoup de désagréments (fatigue, lassitude, manque de motivation, de temps pour voir ses amis faire la fête, etc.), je pense que la BCPST vaut le coup et notamment pour les gens comme moi feignants de nature qui ne travaillent pas ou peu au lycée : la prépa permet un peu de se cadrer et offre des débouchés variés et intéressants (si j’avais été à la fac après le bac je serais peut être toujours en L1...).
Mon conseil pour les lycéens qui hésitent à faire prépa : essayez au moins, si jamais vous vous rendez compte que ce n’est pas pour vous, ce n’est pas grave, vous pourrez partir ailleurs et vous n’aurez rien perdu ; et si vous vous rendez compte que la formation vous correspond, vous avez tout à gagner. En particulier pour ceux qui sont allergiques au travail : j’étais comme vous au lycée (je le suis toujours d’ailleurs...) et quand je suis rentré en prépa je pensais ne faire qu’un semestre et partir à la fac. Au final j’ai fait 3 ans et je ne regrette rien.
Adrien L. (5/2),
qui a intégré AgroParisTech.
J’ai fait 2 ans de prépa BCPST au lycée Malherbe avant d’intégrer l’ENS de Lyon. Pour moi, la prépa a été 2 années de travail de plus en plus intense où il fallait vraiment que je fasse attention à bien garder mon rythme de sommeil et une activité physique pour garder le moral. Mais la prépa m’a aussi permis d’apprendre à travailler vite, efficacement et à bien m’organiser et ceci dès la première année. J’ai également appris à gérer mon stress et particulièrement à l’oral car on a 2 colles par semaine qui permettent de voir si on a bien compris le cours et parfois d’aller plus loin. Effectivement la prépa c’est difficile mais l’ambiance au lycée Malherbe aide vraiment à aller jusqu’au bout. Les profs sont toujours prêts à donner des conseils. Je pense que la prépa reste un chemin privilégié pour intégrer les grandes écoles.
Bénédicte G,
qui a intégré l’ENS Lyon.
Que dire de la prépa ? Son quotidien prenant aussi bien physiquement que moralement t’oblige constamment à ne rien lâcher. Le rythme des cours peut être difficile à trouver, surtout en 2ème année lorsque l’on passe la vitesse supérieure. Mais je reste convaincu que si tu restes suffisamment lucide pour te souvenir de tes objectifs, que tu crois en toi, et que tu bosses jusqu’au bout, tu as tes chances. Et il faut dire que les amis que tu te feras en prépa te feront toujours garder le moral.
Pierre L. (5/2),
qui a intégré l’Institut Agro de Rennes-Angers (cursus Agronomie).
Si elles ne sont pas insurmontables, ces deux années ont été les plus dures de ma scolarité, aussi bien concernant le niveau/la quantité de travail que d’un point de vue plus psychologique. Il y a évidemment une grande marche entre le lycée et la BCPST1 mais ce qu’on ne réalise pas forcément c’est que cette marche est encore plus grande entre la première et la deuxième année. Il faut bien réfléchir avant de s’engager dans cette voie. Mais je considère que la première année est une expérience particulièrement enrichissante et n’est en aucun cas perdue même si elle est suivie d’une réorientation. Il est possible (et recommandé !) de continuer à faire du sport : j’en faisais moins mais toujours au minimum deux heures par semaine. Il m’a par contre été impossible de continuer toutes mes autres activités comme le dessin, la danse et assez difficile de consacrer autant de temps que j’aurais souhaité du côté amical/sentimental/familial. Faire une prépa dans de bonnes conditions, pour moi, suppose d’avoir un soutien de ses proches, de réussir à se mettre rapidement et efficacement au travail (à très long terme !), de gérer son stress, de supporter d’abandonner une bonne partie de sa vie pendant deux ou trois ans pour mieux en profiter après et surtout de trouver le moyen de toujours raviver sa motivation !
